Nouveautés de mars 2026 : micro Lewitt, Omnisphere 3, interface Fender, Ibanez signature et enceinte QSC
En mars, il y a les giboulées. Et puis il y a les arrivages qui tombent au bon moment. Ceux qui donnent envie de remettre un projet en route, de changer un élément dans son setup ou simplement de retrouver ce petit déclic qui fait dire : “tiens, ce soir, je m’y remets”. La sélection du mois ne cherche pas à remplir les rayons pour le plaisir. Elle raconte plutôt cinq façons très concrètes de faire de la musique aujourd’hui.
D’un côté, un micro de scène qui va droit au but. De l’autre, un monstre sacré de la synthèse logicielle qui revient avec de nouvelles armes. Entre les deux, Fender propose une interface audio simple à prendre en main, Ibanez signe une guitare pensée pour les rythmiques serrées et les leads qui mordent, pendant que QSC prépare le terrain pour les prestations mobiles, les DJ sets légers et les événements où chaque minute compte. Cinq nouveautés, cinq usages, et probablement quelques futures obsessions de studio ou de scène.
Lewitt MTP-5
Un micro de scène qui garde la voix bien en vue
Le Lewitt MTP-5 arrive dans la catégorie des micros dynamiques qui ne veulent pas faire joli dans une mallette, mais travailler pour de vrai.
Ici, l’idée est simple : garder une voix nette, présente et intelligible, même quand le plateau s’agite, que le retour pousse un peu et que le chanteur ne reste pas exactement sage à dix centimètres de la grille.
Sa directivité cardioïde aide à maintenir le cap, pendant que la capsule dynamique, développée pour conserver du détail jusque dans les hautes fréquences, soutient l’articulation sans rendre le rendu sec ou cassant.
Le MTP-5 vise donc autant la scène que le streaming, le podcasting ou certaines prises d’instruments, avec une construction métallique pensée pour encaisser répétitions, transports et concerts.
Autrement dit, c’est le genre de micro qu’on prend d’abord pour une presta et qu’on finit par laisser dans son setup parce qu’il fait le travail sans drame ni mode d’emploi ésotérique. Un outil direct, solide et vocalement lisible, ce qui reste une qualité très recherchée quand tout le reste autour cherche déjà à voler l’attention.


Spectrasonics Omnisphere 3
Le grand terrain de jeu des producteurs repart pour un tour
Omnisphere 3 n’arrive pas timidement sur la pointe des presets. Spectrasonics reprend ici son synthétiseur hybride phare et le pousse plus loin, en ajoutant des milliers de nouveaux sons, 18 bibliothèques inédites et remasterisées, une navigation revue, de nouveaux effets audio et un moteur de modulation encore plus profond.
Cette nouvelle version garde la compatibilité avec l’univers Omnisphere précédent, tout en enrichissant franchement le champ de création. Pour le compositeur, cela signifie moins de temps passé à fouiller sans fin et davantage de matière immédiatement exploitable. Pour le sound designer, cela ouvre un atelier immense, capable d’aller du pad mouvant à la texture cinématique, du clavier organique au monstre électronique plus nerveux.
La prise en charge du MPE, du Poly Aftertouch et l’intégration avancée avec plus de 300 claviers et synthétiseurs confirment aussi sa vocation de centre névralgique dans un setup moderne.
Fender Studio Quantum LT 4
Une interface audio pensée pour enregistrer sans casser l’élan
La Fender Studio Quantum LT 4 joue une partition très actuelle : proposer une interface compacte, claire à utiliser, mais assez sérieuse pour accompagner de vraies sessions d’enregistrement.
On y trouve 4 entrées pour 2 sorties, des préamplis MAX-HD capables de monter jusqu’à +75 dB de gain, deux entrées instruments conçues pour les guitares et basses, une fonction loopback pour le streaming, et une connexion USB-C taillée pour les habitudes de production de 2026.
Le point qui compte vraiment, pourtant, n’est pas seulement la liste. C’est la sensation de fluidité promise par l’ensemble. Fender associe ici l’interface à une démo de Fender Studio Pro, avec des outils maison comme Mustang et Rumble, et met l’accent sur une faible latence grâce à ses drivers dédiés.
Résultat : on peut enregistrer une voix, brancher une guitare, lancer un live, capter un podcast ou préparer une maquette sans transformer la séance en duel contre les réglages système.


Ibanez JBBM40-PW Signature JB Brubaker
Une signature moderne pour riffs tendus et attaques franches
La JBBM40-PW porte le nom de JB Brubaker, guitariste d’August Burns Red, et cela s’entend presque avant même le premier accord. Ibanez propose ici une signature orientée jeu moderne, métal et rythmiques serrées, dans une silhouette inspirée de la RG avec table bombée et finition Pearl White très identifiable.
Le cœur du caractère sonore repose sur un duo EMG actif 81 au chevalet et 85 au manche. D’un côté, de l’attaque, de la définition et du tranchant sous saturation. De l’autre, davantage de densité pour les parties épaisses et les leads plus chantants.
Le chevalet Gibraltar Standard III et les mécaniques verrouillantes Gotoh MG-T viennent sécuriser l’ensemble, notamment pour l’accordage Drop C d’origine, qui place d’emblée la guitare dans un territoire de jeu musclé mais précis.
Ce modèle n’est pas là pour collectionner les poses héroïques devant un mur d’amplis éteints. Il vise surtout les guitaristes qui aiment les palm mutes nets, les phrases rapides, les changements d’attaque propres et le confort d’un instrument pensé pour rester stable quand le set se durcit.


QSC CB10
L’enceinte mobile qui veut simplifier les prestations nomades
La QSC CB10 arrive avec une idée très concrète : permettre de sonoriser vite, proprement et presque partout, sans dépendre en permanence d’une prise secteur ou d’un empilement de périphériques.
Cette enceinte active autonome fonctionne sur batterie, intègre une amplification Class D, un haut-parleur de 10 pouces, un moteur de compression de 1 pouce, un mixeur trois canaux et une connectivité Bluetooth 5.1 avec TWS. Sur le terrain, cela change beaucoup de choses.
Une prise de parole, une animation, un cocktail, une petite prestation acoustique, un set DJ mobile ou une diffusion musicale ponctuelle peuvent se mettre en place rapidement, avec deux entrées combo, une entrée auxiliaire et une sortie mix.
L’autonomie annoncée atteint environ 12 heures, pour une recharge complète en quatre heures, ce qui dessine clairement son terrain de jeu : l’événementiel agile, les installations temporaires et les configurations où il faut rester souple.
Ajoute à cela un DSP, des effets intégrés comme reverb, delay ou ducker, et une projection annoncée à 127 dB SPL, et tu obtiens une enceinte qui ne cherche pas le folklore. Elle cherche surtout à rendre service, longtemps, proprement, et sans câble de plus que nécessaire.


Blackstar ID:X Floor One
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HPA MDSP-48
Le cerveau discret qui remet de l’ordre dans une diffusion
Le HPA MDSP-48 ne fait pas de bruit pour se faire remarquer, et c’est précisément ce qu’on attend de lui. Ce processeur de gestion de haut-parleurs est pensé pour celles et ceux qui veulent reprendre la main sur leur diffusion sans empiler les boîtiers ni bricoler des réglages au jugé.
Avec ses 4 entrées et 8 sorties sur XLR symétriques, il permet de structurer proprement un système de sonorisation, qu’il s’agisse d’une configuration avec enceintes et subwoofers, d’une régie mobile ou d’une installation fixe en salle, en club ou sur un lieu d’événement.
Le vrai intérêt se joue dans la finesse de contrôle : égalisation, filtres, délais et limiteurs intégrés permettent d’adapter le rendu à la pièce tout en protégeant les haut-parleurs des excès toujours possibles quand le niveau monte.
Le logiciel PC fourni simplifie en plus le paramétrage, ce qui évite de transformer une mise en service en casse-tête câblé. Compact au format rack 1U, alimenté en 100 à 240 V, le MDSP-48 vise un rôle très utile : rendre une diffusion plus propre, plus sûre et bien plus cohérente, sans voler la vedette au reste du système.

