Nouveautés d'avril 2026 chez SonoVente.com
Avril, c’est souvent ce moment curieux où les projets reprennent un peu partout en même temps. Les dates tombent. Les répétitions s’allongent. Les playlists se préparent. Les idées de prod reviennent sans prévenir, souvent à l’heure où on devait simplement “tester deux minutes”. Cette sélection de nouveautés SonoVente s’inscrit pile dans cette énergie-là. Pas une vitrine décorative. Plutôt un panier bien rempli de solutions concrètes pour celles et ceux qui jouent, mixent, programment, produisent ou montent un setup lumière avec l’envie d’aller vite sans sacrifier le résultat.
Ce mois-ci, le menu est copieux. Mac Mah apporte du mouvement et du strobe dans un seul bloc. AlphaTheta vise les DJ qui veulent du contrôle, du son et un workflow moderne. Akai remet la création tactile au premier plan avec une MPC compacte. Fender célèbre son histoire avec une Cabronita qui ne ressemble pas à une guitare de musée. Roland pense aux musiciens mobiles. Reloop facilite la vie des adeptes du DVS. Et DigiTech réveille un nom que beaucoup de guitaristes n’avaient pas oublié. Bref, avril 2026 n’arrive pas les mains vides. Il débarque avec de quoi déclencher quelques achats très rationnels, du moins jusqu’au moment de cliquer sur “ajouter au panier”.
Mac Mah Kolor Move Bar 10x30W
Faisceaux et impact visuel
La Mac Mah Kolor Move Bar 10x30W s’adresse à celles et ceux qui veulent enrichir un show lumière sans transformer le montage en puzzle technique. Son idée est simple, et plutôt efficace : réunir dans une seule barre dix LED RGBW de 30 W pour les faisceaux beam, un strobe blanc chaud et blanc froid intégré, et un mouvement tilt de 180° pour donner de la respiration à l’ensemble.
Le résultat vise clairement les DJs, les prestataires événementiels, les petites scènes et les installations festives qui ont besoin de variété visuelle avec un encombrement raisonnable. L’angle beam de 3,5° permet de dessiner des traits lumineux nets, pendant que les modes auto, son, maître-esclave et DMX512 offrent plusieurs façons de l’intégrer dans un setup existant. Les 19 ou 57 canaux DMX laissent en plus assez d’espace pour aller du pilotage simple à des séquences plus détaillées.
Ce qui séduit ici, au fond, c’est le rapport entre impact et simplicité. On pose, on alimente en Powercon, on règle, et la barre commence vite à faire le spectacle sans réclamer une régie de festival.



AlphaTheta DJM-V5
L’esprit DJM-V10 dans un format plus compact
La DJM-V5 d’AlphaTheta vise un terrain très précis : celui des DJs qui aiment la sensation des grosses tables club, mais n’ont pas toujours la place, le budget ou l’envie de transporter un bloc monumental.
Inspirée directement de la philosophie de la DJM-V10, elle reprend une partie de son ADN sonore et ergonomique dans un format 3 voies plus compact, pensé pour les cabines serrées, les configurations hybrides et les setups mobiles un peu ambitieux.
On y retrouve un égaliseur 4 bandes, des faders longue course de 60 mm, six Send FX intégrés et un filtre cross-pass qui annonce déjà une approche plus créative du mix.
Le vrai clin d’œil à 2026, cependant, c’est l’émetteur SonicLink pour le monitoring sans fil à très faible latence, une fonction qui parle immédiatement aux DJs qui veulent bouger sans se battre avec un câble casque.
Compatible avec PRO DJ LINK, rekordbox et Serato DJ Pro, la DJM-V5 ne joue donc pas seulement la carte du prestige compact. Elle cherche surtout à offrir une vraie sensation de contrôle, de précision et de souplesse dans la vie réelle des DJs, celle où tout n’est pas toujours installé comme en booth de festival..
Akai MPC Sample
Le sampling direct, tactile et sans ordinateur
Certaines machines sont rassurantes parce qu’elles rappellent un workflow connu. D’autres deviennent séduisantes parce qu’elles remettent les mains au centre du jeu. La Akai MPC Sample appartient clairement à cette seconde famille.
Ce sampleur autonome compact reprend l’esprit MPC dans un format portable, avec des pads expressifs, un séquenceur intégré, des effets créatifs et une logique de sampling pensée pour produire rapidement sans ouvrir un ordinateur toutes les trois minutes.
L’intérêt n’est pas seulement la compacité. C’est aussi la promesse d’une création plus instinctive. On sample, on découpe, on transforme, on séquence, on arrange. Et on recommence. Cette approche plaît autant aux beatmakers qui veulent capturer une idée dans l’instant qu’aux producteurs qui cherchent un outil d’appoint pour sortir du face-à-face permanent avec le DAW.
La MPC Sample assume donc une vraie philosophie d’usage : moins de détour, plus de pads, plus de groove, plus de matière à manipuler. C’est une machine qui donne envie de tester une boucle “juste pour voir” et qui, quelques heures plus tard, te retrouve avec un pattern, une basse, trois couches de chops et une soirée qui a changé de programme.
Fender 75th Anniversary American Professional Classic Cabronita Telecaster Ice Blue Metallic
Il y a des guitares qui rassurent par leur classicisme. Et puis il y a celles qui regardent l’héritage Fender avec un léger sourire en coin. Cette 75th Anniversary American Professional Classic Cabronita Telecaster fait partie de la seconde catégorie.
Le corps en aulne, le manche érable Modern “C”, le diapason 25,5" et les 22 frettes medium jumbo installent un terrain familier, mais le duo de micros TV Jones Filter’Tron Classic change la conversation. Ici, on parle d’attaque nette, de clarté, de twang revisité et d’un grain capable de traverser un mix avec beaucoup de personnalité.
Le contrôle volontairement simple, avec un master volume et un sélecteur trois positions, va dans le même sens : moins de distractions, plus de jeu. La finition Ice Blue Metallic ajoute un vrai caractère visuel à cette édition limitée 75th Anniversary, sans la faire basculer dans l’objet de vitrine.
C’est une guitare qui plaira aux amoureux des formes Fender, mais aussi à celles et ceux qui cherchent une Tele avec une voix un peu à part, plus nerveuse, plus brillante, parfois plus mordante. Une belle manière de célébrer une histoire sans répéter la même phrase.
Roland Cube Street Mini
Le petit ampli nomade
Le Roland Cube Street Mini s’inscrit dans cette catégorie d’appareils qu’on prend d’abord pour la praticité, puis qu’on garde parce qu’ils rendent vraiment service.
Compact, léger, autonome et rechargeable par USB-C, il embarque une batterie Ni-MH annoncée pour environ 7 heures d’autonomie, un temps de charge d’environ 3 heures, une sangle de transport et même un pied inclinable intégré. Dit comme ça, on pourrait croire à un ampli d’appoint sympathique.
En réalité, son intérêt tient surtout à la souplesse du format. Le double canal permet de gérer plusieurs sources avec des réglages séparés, ce qui ouvre la porte aux musiciens de rue, aux répétitions légères, aux petites prestations acoustiques, aux interventions nomades, ou tout simplement à celles et ceux qui veulent jouer hors du studio sans sacrifier toute présence sonore.
Roland mise ici sur une logique de mobilité utile, pas gadget. À 2,2 kg, avec un support fileté 3/8", le Cube Street Mini pense déjà à la vraie vie : transport, mise en place rapide, gestion simple. Un ampli qui n’essaie pas de faire croire qu’il est un stack, mais qui sait très bien pourquoi il existe..
Reloop Flux GO
Le DVS compact qui transforme presque n’importe quel mixer en cockpit
Le Reloop Flux Go a le profil du petit boîtier qu’on glisse dans un sac presque sans y penser, puis qu’on bénit au moment de brancher le setup. Son rôle est limpide : convertir presque n’importe quel mixer en configuration DVS complète, avec une interface ultra-compacte 4I4, des entrées phono/line commutables via DIP switches, une connexion USB-C, une sortie casque en mini-jack et une compatibilité annoncée avec Serato DJ Pro et Serato DVS. Le tout en 24 bits / 96 kHz, avec une latence faible et un fonctionnement Plug ’n’ Play sur macOS et Windows.
En clair, c’est une solution très séduisante pour les DJs qui veulent conserver un mixer qu’ils aiment déjà, voyager léger, préparer un setup de secours sérieux ou simplifier une installation mobile. Le format 115 x 82 x 26 mm pour 168 g en dit long sur l’intention.
Rien d’encombrant, rien de décoratif. Juste un outil pratique, robuste et pensé pour aller à l’essentiel. Le Flux Go n’a pas besoin de faire des acrobaties marketing. Son argument, c’est cette phrase très concrète : “tu peux mixer presque partout, sans tout réinventer”. Et pour beaucoup de DJs, c’est déjà un excellent programme.
Digitech DOD Badder Monkey
Le retour d’un nom culte
Le nom Bad Monkey réveille déjà des souvenirs chez pas mal de guitaristes. Avec la DOD Badder Monkey, DigiTech ne se contente pas de ressortir une vieille mascotte du tiroir. La marque reprend le circuit de la Bad Monkey d’origine et l’étire vers quelque chose de plus modulable, plus joueur, parfois plus sale, sans perdre l’idée de départ : offrir un overdrive musical, facile à placer et capable de couvrir plusieurs rôles sur un pedalboard.
Les contrôles Bananas, Curiosity et Mood donnent le ton. Derrière ces appellations un peu décalées, on trouve en réalité une vraie latitude sur le gain, le volume et l’égalisation, avec Grunt pour les graves et Screech pour les médiums et aigus. Le sélecteur Barrel permet de naviguer entre les circuits Behaved, Bad et Badder, voire de les mélanger, tandis que le Troop Mode additionne les trois pour aller chercher des textures encore plus épaisses. Le mode Flipped Phase ajoute une touche plus étrange, avec des creux de fréquences moins conventionnels.
True bypass, boîtier alu léger, intégration simple : la Badder Monkey coche donc deux cases à la fois. Elle parle aux nostalgiques, mais elle donne aussi envie aux curieux de salir leur son avec méthode.